# Une nouvelle fiction #

# Une nouvelle fiction #
=> Gif By Elle <=
Merci beaucoup !! <33*



[ Fan de Tokio Hotel ou non ... au final ici peut importe.
Il seront présents oui, car ils me donnent une inspiration suplémentaire, un thème ... mais c'est tout d'abord mes pensées, mes angoisses, mes envies, mes tourments que j'écris.
Car indéniablement, on se déverse dans nos mots, sans vraiment le vouloir, sans vraiment le savoir ... C'est donc moi que vous lirez ... une petite partie de moi. ]


# Effacer Pour Mieux Tout Recommencer #

Je prends un nouveau départ, car je n'avançais plus du tout depuis plusieurs mois.
Alors voici une nouvelle histoire, une pure invention cette fois.
Rien n'est réel, tout est immaginé.

Les personnages, vous apprendrez a les connaitre au fur et a mesure,
en espérant que cela vous plaise.

Le narrateur c'est moi :
Amélie,
17 ans,
jeune adolescente d'1m72,
des cheveux assez long, bruns
et les yeux de la même couleur
[ Pour connaitre un peu plus mon Monde :Clique ICI ]

Alors voila, pas plus de présentation, peu de gens les lisent de toute façon.
Elles servent plutot de stok com's ^^

Ah est puis :
BIENVENUE !


___________________________

ESPACE PUB
___________________________


# Si Vous Voulez Etre Prevenue De La Suite : Un Com Ici = Un Lien #

x-tschuss.sky'
ma-fic-fur-th.sky'
bill-tokio-hotel-59.sky'
th-fiction-t-h.sky'
fiktion-tokiohotel.sky'
ookukusoo.sky'
missprincesseju.sky'
saufsi.sky'
x-heilig483-x.sky'
nepastereconnaitre.sky'
laisse-moi-respirer.sky'
mc-fic-th.sky'
7gwe7.sky'
amaziiiiiiiiing.sky'
hate-or-love3.sky'
lhistoire-dun-amour.sky'
x-letzte-gluck-x.sky'





[ 1000 ème cOm !! ]
Merci beaucoup a Elle !!
( Même si c'est aussi avec les coms de l'ancienne fiction xD )

# Posté le lundi 27 août 2007 06:51

Modifié le mercredi 23 avril 2008 12:57

# Un mois de Mai pas si beau ... #

# Un mois de Mai pas si beau ... #
[ En quete de mes anciens lecteurs, ceux que j'ai lanchement abandonné la derniere fois ...
Cette fois, je vais tout faire pour continer ... J'ai juste besoin de savoir si on lit ou non ce que j'écris.
Pas besoin de tout un pays, juste une petite dizaine de personnes ... Parce que c'est aussi pour vous que je fais ça. Me retrouver grâce a vous ... Merci ]


# On espere et on vit ... par défaux #


J'ouvre lentement les yeux, ils sont gonflés et me font mal. Normal, j'ai tellement pleuré.
Cela faisait si longtemps, pleurer ... ce mot j'avais finis par l'oublier, l'ignorer. Mais il est revenu a la charge, lentement mais surement. Je le sentais venir depuis longtemps, mais avec le temps je l'avais effacé de ma mémoire, me promettant de ne plus jamais verser de larmes. Ces stupides larmes inutiles ... sans aucuns intêrets, si ce n'est parraitre faible et se sentir idiote. Non vraiment, je ne ne voulais plus pleurer.
Mais le temps fais aussi oublier les promesses ... Alors j'ai pleuré, ratrappant ces longues années sans gouttes sallées le long de mes joues et paraissant de nouveau stupide.
Tout allais mieux, j'ai cru un instant que tout pouvais enfin recommencer. Mais la vie nous ratrappe toujours. Inlassablement elle nous traque sans relache et nous détruit sans amertume. Peut être même le fait-elle avec plaisir, qui sait ...?

Des voix résonnent en bas, leurs voix douces et claires, simples et pures ... Cela m'écoeure, je ne peux m'empécher de trouver ces 2 femmes sympathiques, ces 2 femmes qui pourtant ont boulversé ma vie ...
Au fond de moi je Les hais, je Le hais ... Tout est de Leur faute, de Sa faute !


--------------------- flach-back -----------------------


Le soleil brille et les oiseaux chantent. On se croirait dans l'un de ces films à l'eau de rose, au moment du dénoument, juste quand les 2 personnages principaux viennent de s'embrasser et de se dire qu'ils s'aimaient : fin de l'histoire.
Pas un seul nuage a l'horizon, juste une petite brise qui fait onduler mes cheveux ... C'est un début Mai qui annonce un mois chaud et agréable. C'est tout du moins ce que je pensais ...

Je pousse le petit portail blanc de notre jardin, et cours au fond de celui-ci. Je m'adosse au petit muret, dans l'herbe chaude et cachée de tous regard, posant mon sac de cours à coté.
Enfin cet habituel et interminable vendredi est terminé et depuis 35 minutes le week-end à commencé.
Les rayons du soleil réchauffant mon visage et mes épaules nues, je ferme les yeux et respire toutes les odeurs qui m'environnent. J'imagine les couleurs, que je connais déja par coeur, me redesssinant le jardin dans la tête. Il y a toujours cette odeur de lavande, juste a coté de moi qui couvre un peu toute les autres, malgrès tout je devine celle du jasmin dicret et de la rose rouge sensuelle. Toute la faune et la flore sont en action et j'admire, comme une enfant découvrant le monde, l'activité incessante de ces petites betes si solides.
Je me suis toujours émerveillée devant tout cela, sans vraiment savoir pourquoi. Il y a des choses qui nous touche plus que d'autre, qui nous attire, nous plaisent.
Moi j'aime la nature, l'écriture, et la musique. Ce sont des domaines qui me paraissent si purs, si beaux ...
Je suis tellement bien, assise au milieu de la nature, sous le chant des oiseaux ...

... : Amélie, tu aurais pu me dire que tu étais rentrée. A chaque fois je m'inquiete !

Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et c'est ce qui nous amène a en profiter. J'ouvre les yeux et souris. Ma mere est campé en face de moi, les mains sur les hanches et le visage un peu en colere.
Je regarde ma montre, 18h25, je suis rentré depuis presque une demi-heure !

Moi : Excuse moi Maman, je n'ai pas vu l'heure passer. C'est tellement agréable ici !

Son expression énervée laisse place a un visage lasse et compatissant

Ma mère : Bon ce n'est rien, je devrais être habituée a force ... Même si je maintiens que ce comportement est digne d'une fillette de 10 ans et non d'une adolescente presque majeure !
Moi : Oui je sais ...
Ma mère : Bon j'ai fais une tarte pour ce soir et il y avais un peu trop de pate donc j'en ai fait une toute petite. Si tu la veux, elle sort tout juste du four.

C'est vraie, qu'une petite odeur de mirabelles chaudes flottait dans l'air.

Moi : Oh oui ! Merci, j'arrive dans 2 minutes.

Sur ce, elle repart dans la maison. Elle ne travaille pas le vendredi et en profite souvent pour cuisiner ou nettoyer le jardin tranquillement. Aujourd'hui c'était la cuisine, car mon grand frêre revient ce week end d'Angleterre, et il n'est pas revenus depuis 2mois. C'est fou comme il me manque, on forme un duo inébranlable, comme les 2 doigts de la main. Il n'a que 2 ans de plus que moi, et jusqu'a ce qu'il parte on était inséparables, je crois d'ailleurs être la seule personne qui l'ai fait hésiter a partir ... Un grand frêre comme on peut en rêver : chiant a en crever, mais protecteur, blagueur, attentioné, toujours lesmots qu'il faut, un confident, un meilleur ami ... Heureusement que le teléphone existe ! Le voir ce soir me mets encore de meilleure humeur
Je me lève, reprends mon sac et rejoins rapidement ma mère qui me tend un petite tartelette ronde et encore chaude.

Moi : Merci, ça a l'air délicieux, comme d'habitude ...
Ma mère : Au fait, il y a une lettre pour toi qui est arrivée ce midi.
Moi : Ah bon ? C'est de qui ?
Ma mère : Je ne sais pas, je ne l'ai pas regardée. Tiens, elle est sur le buffet, là.

Elle me désigne une petite enveloppe blanche timbrée, que je prends rapidement.
Tout en finissant la petite tartelette, je cherche d'où elle a été envoyé. Le cachet de la poste est étrange, je retourne alors l'enveloppe et lis l'adresse de l'expéditeur. Le mot Magdebourg est écris en grosse lettre et est suivie du mot " Allemagne " entre parenthese.
Allemagne ? Qui peut bien m'écrire de là-bas? Je ne connais personne qui y habite.
Le mot " Urffer " est écris en haut. Ce mot ne me dit rien, rien du tout, surtout que je ne sais rien dire en Allemand.

Moi : Maman, tu connais quelqun qui vit en Allemagne ?
Ma mère : Euh ... non, pas moi mais ton père y est allé 6 mois, quand tu étais tout bébé, pour son travail. Mais pourquoi tu me demande ça?
Moi : Ah oui tu me l'avais déjà dis. Non, je dis ça parce que la lettre viens de la-bas, de Magdebourg précisément.
Ma mère : Il me semble que c'étais là-bas que ton père est allé.
Moi : Oui, c'est possible, ce nom me dis vaguement quelque chose. Mais pourquoi quelqun m'écrirait-il ? Surtout depuis le temps !
Ma mère : Bah je ne sais pas du tout, ouvres et on verra bien.
Moi : Ok, prions pour que ce ne sois pas en Allemand, on aurais l'air maligne !

J'ouvre rapidement l'enveloppe, avec une désagréable impression dans l'estomac, comme si instinctivement, je savais que ce n'étais pas normal ...
Il s'agis d'une feuille de paier blanche que je déplis rapidement. Elle est remplie d'une écrite ronde et assez grosse digne d'une jeune adolescente. J'ai de la chance, c'est écris dans un français assez bien maitrisé.

" Chère Amélie,

Si mes calculs sont bons, tu devrais bientot avoir 18 ans, si tu ne les a pas déjà.
Alors voila, je pense qu'il est temps que tu saches des choses, des choses que tu ne sauras jamais si je ne te les dis pas.

Je m'apelle Cassandra Urffer, et j'habite a Magdebourg, en Allemagne.
Tu dois te demander pourquoi une personne si loin et si étrangere t'envoie, si subitement, une lettre. Je te répondrais, pas si étrangère que ça ... Bien au contraire.
J'ai eu 16 ans le mois dernier et j'ai eu un déclic. Cela faisait 16 ans que j'existais mais 16 ans que tu m'ignorais ... Mais dans une famille on ne s'ignore pas, en tout cas pas pour moi.
Alors voila, nous ne sommes que demi-soeur mais je tenais a te le dire, a te mettre au courant de mon existance. Je t'écris a toi et non a ton frêre car il est plus grand et certainement plus chez vous a l'heure qu'il est.
Je suis très brusque je sais, tu dois même me prendre pour une malade et j'aurais fait pareil a ta place. Mais tout ce que je dis est vrai !
Ton père est aussi le mien, sauf que toi il t'a voulu et que moi non.
Je suis le fruit d'une relation interdite et je suis n'aurais jamais du exister. C'est en tout cas ce qu'il a dis a ma mère quand elle lui a annoncé qu'elle était enceinte et qu'elle désirait me garder. Il est rapidement repartit en France, chez vous, laissant dans l'oublie une relation de presque 6 mois et une petite fille ...

Je n'attends rien de lui, ni de toi.
A toi de voir ce que tu fais de cette lettre : soit tu la jettes et oublies tout, soit tu la gardes sans rien dire ( ce que je ferais certainement si j'étais a ta place ), soit tu en parles et nous nous rencontrerons peut être ... sachant que ma mère a accepté que tu viennes chez nous si tu le souhaites.
Je sais que cette 3eme possibilité induit le fait d'en parler et donc de créer une dispute voir un divorce entre tes parents, donc je comprendrais qu'on ne se vois jamais.

Mais l'idée seule que tu saches mon existance me suffis ...
Très affectueusement
Cassandra Urffer "


Je déglutis difficilement, au fur et à mesure que je lisais la lettre, j'étais devenue blanche. Qu'est-ce que c'est que ça ?Je tourne brusquement la tête, ma mère a la sienne juste au dessus de mon épaule, son visage est identique au mien ...
Trop tard pour la 1ere et 2eme option, la 3eme est déja lancée ...
Mais tout cela ne pouvait être que des idioties, mon père n'aurait jamais fait cela.

Moi : Maman, tu ne crois pas à tout ça hein? Papa n'a jamais fait ça, c'est certaint !
Ma mère : ...
Moi : Hey ! C'est juste une pauvre folle qui a écrit ça, c'est facile d'inventer des histoires.
Ma mère : En connaissant ton nom, ton age, ton adresse, et surtout savoir que ton père a été a Magdebourg durant 6mois tout en faisant une cohérence temporelle entre tous ça pour y inclure une demi-soeur ?
Moi : ... Je ...
Ma mère : Si, il l'a fait. J'en suis persuadée, j'y avais cru lorsqu'il était là-bas. Son comportement était différent. Puis il est revenu brusquement, sans explication, en étant froid avec moi. Il était là, deretour, alors j'ai fais comme si de rien n'étis. Avec le temps j'avais oublié ce moment ...

C'est fou ce que le temps peut faire oublier ... Le temps efface, oui avec le temps tout s'efface, même les blessures profondes. En tout cas espérons le.

Moi : Mais M'man, c'est imp...
Ma mère : IL L'A FAIT !!

Elle avais hurlé ces mots, m'empéchant de parler, les yeux embués de larmes. Je ne pouvais pas savoir si c'était de colere ou de douleur ... un peu des 2 surement.
Elle m'arrrache la lettre des mains et monte rapidement dans sa chambre, leur chambre, me laissant seule.
Je ne savais absolument plus quoi penser, mon coeur battait a tout rompre dans ma poitrine et ma tête me semblait prête a exploser.
D'en bas, planté au millieu de la cuisine, je pouvais l'entendre pleurer ... Ma mère semblait tellement certaine que cette lettre était réelle ...

Le soir même, il était certaint qu'elle l'était, tout autant que le proche divorce de mes parents...
Mais tout ne faisait que commencer.

--------------------- fin du flach-back -----------------------



Je soupire de lassitude sur mon lit. Enfin plutot sur le lit, car il ne sera jamais le mien, comme Ils ne seront jamais ma famille ! Je reste là, les yeux rivés sur le plafond, sans bouger. Je me sens vide, c'est comme si mon coeur n'était plus là, qu'il avait laissé un trou béant dans ma poitrine.
Si seulement IL était encore là, il m'aurais protégé comme il l'avais toujours fait, et L'aurais empéché de m'envoyer ici. Dire qu'Il voulais m'emmener avec lui, là bas ... Cela aurais été si bien.
Les larmes me remontent de nouveau et coulent sans que je puisse les contenir. C'est fou comme un malheur n'arrive jamais seul. C'est une pluie de douleur qui s'abat en même temps sans nous laisser le temps de respirer. La vie est cruelle, mauvaise et sadique ... et les hommes le sont aussi.
Non, en fait c'est Lui qui l'est. M'envoyer ici, alors que je venais de Le perdre, perdre la personne qui était la plus chere à mes yeux, un model, une moitié ...

M'envoyer ici, à Magdebourg ...


________________________________________________




# 1er Chapitre ...
ça fait bisare, tellement longtemps que je n'ai rien écris, j'ai peur que tout cela soit nul
Alors j'ai besoin de vos commentaires pour savoir si je dois continuer ou non.
Mais je suis en terminale, pas mal de boulot et de révisions alors j'espere que vous m'excuserez si l'attente est un peu longue
Pour ce qui est des TH ils arriverons ... bientot ^^

Ce sera un peu triste, une histoire un peu torturée car a quoi bon faire tout en rose,
cela n'interessera personne ...
Mais j'ai tout de même besoin de bonheur, car la vie est tout de même belle #

# Posté le dimanche 16 mars 2008 13:48

Modifié le dimanche 23 mars 2008 15:56

# Des murs blancs, vides ... #

# Des murs blancs, vides ... #
# Ecrire Pour Oublier. Parce Que Oublier C'est Plus Simple Que D'exister#


Je m'assois, le regard vide et sans expression. J'ai l'impression qu'une partie de moi est morte avec Lui ... Une partie que je pensais indestructible, mon coeur était si fort.
Je tire une photo de ma poche et la pose sur mon coeur, cet endroit creux et douloureux.
S'il te plais, reviens ... Guéris moi ... J'ai mal, j'ai peur !
J'ai du prier des millions de fois, murmurer, hurler pour qu'il revienne mais rien n'y fait. Dieu l'a prit, me l'a pris.
La photo dans la main, je regarde son visage à coté du mien, son beau sourire, ses yeux joyeux, ... Je l'imprègne dans ma tête pour ne jamais l'oublier.
Derrière, on peut voir notre endroit, cette cabane construite avec nos petites mains d'enfants, consolidée par ses muscles d'adolescent.
Une cabane devenue presque une petite maison, avec deux pieces : Le salon- cuisine et la chambre. On l'avait même équiée avec les anciens meubles et appareils de la maison pour la rendre plus vraie.
Au final on était juste des grands enfants et même si on ne jouait plus dedans c'était notre petit refuge, notre cachete secrete, pleine de confidences ...
Elle aussi je l'ai perdue, pour toujours. Parce qu'elle était à nous et que ce "nous" n'existe plus.

Au bout de quelques temps, je glisse la photo dans la poche arrière de mon pantalon, la où elle à l'habitude de se trouver à présent.
Je me lève doucement, tout aussi doucement que lorsque j'ai ouverts les yeux. Chaque geste me parrait dur, mon coeur souffre tant que mon corps ne répond plus, il déraille lui aussi.
Arrivée à la fênetre, j'appuie mon frond dessus. Le verre est frais, mon front est brulant. De fatigue, de douleurs ? Peut importe.
Je jette un oeil à travers cette petite vitre translucide, vers ces toits, ces maisons, ces rues, ces gens ...
Magdebourg ... Je connaissais à peine ce mot que je le detestais déjà.
C'est simplement de pire en pire, j'en suis à présent écoeuré. D'ailleurs, tout ce qui m'environne m'écoeure, tout ce qui est ici, tout ce que je vais devoir supporter pendant 2 longs mois ...
2 mois ! C'est de la pure folie, je ne pourrais jamais, je ne peux déja plus ...
Cela fait seulement 3 jours, 3 jours interminables, bien plus que l'ancien et regrété vendredi ...


--------------------- flach-back -----------------------


Ma chambre ... Le coeur lourd, je la regarde une dernière fois. Tout du moins ce qu'il en reste.
Des tonnes de cartons, des murs blancs et vides, une odeur de peinture fraichement posée de façon à tout éffacer pour permettre aux nouveaux occupants de tout recréer.
Ma chambre, mon Monde, tout cela supprimé, oublié en un simple coups de peinture blanche. Des années de souvenirs partis en fumée.
Pourquoi a-t-il fallu que tout se fasse si vite ? Pourquoi ma maison n'a-t-elle pas mis des mois, comme la plupart des autres, pour se vendre ? En un mois et demi, les acheteurs étaient déterminés et prêts à enménager.
Mais et moi dans tout ça, est-ce que je suis prête à quitter tout ça ? Bien sur que non, mais qui s'en soucie ? Tout cela est une affaire d'adultes m'a-t-on dis et je n'ai pas à m'en meler.
Très bien, que ce soit une affaire d'aldultes et qu'on me laisse en paix ... Je ne veux pas partir d'ici, m'enfermer dans un appartement du 16eme, sans soleil et entouré de grades ciel sombres.
Quoi que, pour cela il faudrait que mon père en ai déja trouvé un ... Bien sur ce n'est pas le cas, toujours aussi mal organisé !
Alors voila, Il décide à nouveau pour moi et m'annonce que je dois aller là-bas, qu'Elles m'atendent avec plaisir pour les grandes vacances.
C'est juste le temps de trouver un appart' m'a-t-il dit, juste le temps ...
"Juste", ce mot parait petit dans sa bouche, en tout cas il le parraissait au début, avant qu'il me dise que ce "juste" voulait dire 2 mois ...

Son escuse c'étais que comme ça je ne subirais pas la période de déménagement et des cartons.
A bon ? Et il y a quoi tout autour de moi là ? Pfff tout ça c'est n'importe quoi, il dit ça d'une façon si simple et naturelle. Il a détruit ma vie et se permet encore de juger, de conseiller ... Je Le hais
Je n'y comprends plus rien du tout. C'était il y a 16 ans bon sang, c'est du passé, on peut oublier. Avec tout ce qu'ils ont déja oublié, un de plus un de moins qu'est-ce que ça change ?
Mais non, Ils en font une histoire d'état. Avec tout ça je me sens seulle et Il me manque tellement.

Lasse je me lève et sort de cette pièce anciennement familière devenue brusquement si étrangère. Alors je passe devant Sa chambre, celle qui est restée fermée depuis ... La porte est entrouverte, je reconnais son papier peint bleu clair. Elle est la seule pièce encore intacte et la seule qui le restera.
Personne n'a eu le courage de tout enlever. Tout restera ici ...
Sans savoir pourquoi je ne peux m'empécher de pousser la porte, doucement pour éviter le petit grincement qu'elle fait si on va trop vite.
Je m'en étais rendue compte petite quand la nuit, lorsque je me sentais seule, je venais dans sa chambre pour dormir à ses cotés et me sentir rassurée. Sa présence seule m'appaisait.
Un mois et demi qu'il est partit et que je n'étais pas venue. J'avance lentement, regardant chaque objet, chaque détail pour l'ancrer à jamais dans ma mémoire. Je m'assois à son bureau et remarque une photo ... Une photo encore inconnue, récente.
Son visage, le mien, immortalisés sur le papier glacé. Nos sourires sincères, la joie dans nos yeux ...
Mon coeur me brule soudainement et ma vison deviens floue. Une petite goutte salée attérie sur le bureau en bois, juste une petite goutte. Je me reprends, c'étais notre promesse, ne plus pleurer ...
Mais un bruit de verres cassés et un juron me font revenir à moi. Encore une fois, suivant mon instinct, je décroche la photo et la met dans la poche arrière de mon jeans avant de sortir rapidement.

Je sors une derniere fois dans le jardin, le temps est chaud, le soleil brille et les oiseaux chantent ... Pourtant je ne les entends plus, je ne sens plus la bonne odeur des fleurs, ou est donc passé le jasmin, la lavande, les roses ? Et puis il n'y a pas non plus d'odeur de tarte a la mirabelle ... Et il n'y en aura plus jamais. Fini la cuisine pour Lui le vendredi après-midi ...
Je m'adosse au petit muret, je ferme les yeux comme avant, espérant ressentir encore une fois cette sensation merveilleuse.
Mais rien, plus rien, Même le ciel bleu me semble noir ...

Mon père : Amélie !!!?
Ma mère : Chérie ??!

Je me lève et les rejoins lentement. Aucune précipitation de quitter cet endrois, je veux encore l'admirer et essayer de ressentir tout ça, comme avant ...

Ma mère : Voila, tout est enfin fini. Les Bourgins viennent voir demain et rameneront une partie de leurs affaires pour enménager dans la semaine.
Moi : Enfin ? Tu dis ça comme si tu étais heureuse ! Comment peut-tu être heureuse de quitter tout ça ? C'est tout un bout de ta vie quand même ! De notre vie même !
Ma mère : Quelque chose qui est construit sur un mensonge ne vaut rien.

Elle jette une regard noir à mon père qui lui rend le même.
Il trouve que cette réaction est exagéré. Sa colère est naturelle mais de là à tout balancer, tout oublier. La seule chose qu'elle veut conserver c'est moi. Encore heureux !
Mais bon, elle n'a pas ma garde alors je suis condamnée a vivre avec Lui jusqu'à mes 18 ans ... Une demi-année, ce n'est pas grand chose, juste une demi-année. Encore ce "juste" qui parrait si petit ...
Mais juste une demi-année avec l'Homme qu'on deteste le plus au monde, c'est tout de suite beaucoup moins petit ...
En plus je ne le connais pas, enfin pas vraiment. Il n'est jamais là, pris par son travail. Les affaires, les affaires et encore les affaires.
" Mais comment croyez vous que vous vous payez tout ça ? Il faut bien que je bosse ! " disait-il à chaque fois qu'on lui reprochait son abscence.
En attendant, on grandissait sans lui ... et il continuait sans nous.

Moi : De toute façon, plus rien n'est vrai de nos jours. Tout n'est que mensonge ...
Papa : Bon ça suffit, monte dans la voiture, j'ai déjà chargé tes valises. Ton avion part dans 3h, il faut qu'on se dépeche

Mes valises ... 4 grosses valises de vêtements, accessoires, souvenirs et autres choses pour essayer de me sentir chez moi là bas. Un dernier regard vers ce jardin, ces fleurs .... vers ce soleil que je ne vois déja plus pareil. Je sais qu'il sera encore plus différent là bas.
Ma mère nous fait signe jusqu'à ce que la voiture est tournée au coin de la rue ... Loin de moi pendant 2 longs mois.

--------------------- flach-back -----------------------



" Toc, toc, toc !"

Elle : Amélie ?

Je décole mon front de la vitre mais ne répond pas. Je n'ai pas envie de La voir et Elle le sais surrement. Leur manie à toutes les 2 de me sourir, de m'aimer comme si j'appartenais à leur famille, me désole.
Pour qui se prennent-elles bon sang ? Elles entrent dans ma vie sans crier gare, se frayant un chemin vers moi en détruisant tout sur leur passage et me sourient malgrès tout.
C'est comme si cette situation était normale pour Elles, comme si tout cela n'avait aucune importance. Ma vie détruite, ma famille boulversée, mon passé éffacé et broyé ... Tout ça semble leur être égal.
Seul Sa disparition les touche, Elles voient la souffrance que cela m'inspire, Elles voient que son manque me tue petit à petit. En fait je crois que tout ce qui me touche et me détruit leur fait du mal. Elles ne ce soucient que de mon bien être.
C'est ça qui m'irrite le plus, cette impression d'être considérée comme faible, sensible et détruite. Ce que je suis mais que je refuse d'admettre. Parce que je n'ai pas le droit, parce que Lui et moi on s'était promis de ne jamais flancher.
Une promesse stupide finalement, nous étions des enfants qui refusaient de souffrir, mais une promesse est une promesse. Surtout maintenant que je ne peux plus lui demander d'annuler.

La porte s'ouvre doucement et La laisse apparaitre. Visiblement Elle n'a rien compris. Je retourne la tête vers la rue, faisant semblant de regarder quelque chose. Elle s'approche vers moi, et s'apprête a poser sa main sur mon épaule. Un de ces signes doux et pleins de compassion ...
Je m'écarte vivement et lui jette un regard dur, froid, qui semble La blesser. Elle laisse retomber sa main, déçue et recule legerement. Elle a un sac à main sous le coude et un manteau dans sa main libre, elle va sortir. Cool, qu'Elle parte et vite.
Je ne bouge pas, Elle non plus. Peut être espere-t-elle un mot, une escuse.
Je me sens obligée ...

Moi : Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Je ne peux pas être seule ?

Un sourir timide apparait sur son visage, c'est vrai que le nombre de phrases que j'ai laché durant ces 3 jours peuvent se compter sur les doigts des mains.

Elle : Euh ... Fur dich !

Elle s'approche a nouveau de moi et me tend un CD que je ne prends pas. Son sourir s'éteint et elle semble de nouveau déçue, comme si Elle avait eu une petite lueur d'espoir ... Naïve.
Mon regard est noir, je ne joue même pas la comédie : Je La hais tout simlplement. Surtout qu'elle me ressemble.
Nous avons toutes les 2 beaucoup de notre père : Les cheveux bruns, les yeux en amande, le nez, sa grande taille, une peau un peu mate. ... On pourait presque croire à de simples soeurs.
Mais une chose m'agace encore plus : contrairement a moi, qui les ai marron, elle a les yeux vert. De beaux yeux vert, les yeux que j'aurais voulu avoir...

Elle : Okay ...

Elle se retourne et passe la porte. Mais au moment de la fermer elle s'arrete, la rouvre et pose le CD sur la petite étagère à droite. Avec un leger sourir elle ferme enfin la porte et je lache un soupir de soulagement.
Je l'entends descendre les escaliers, puis la porte s'ouvre et claque : Elle est partie.
Mais des pas se font de nouveau entendre dans l'escalier. C'est surement sa mère.

" Toc, toc, toc ! "

Je ne répond toujours pas, la porte s'ouvre tout de même une seconde fois.

Sa mère : Escuse moi, je voulais juste te prevenir que je pars au travail. Et oui nous ne sommes plus en week end. Cassie est partie voir des amis ce matin mais elle n'en a pas pour très longtemps. Si tu as un probleme mon numéro est a coté du téléphone.

Elle me fait un sourir, encore un, puis ferme la porte. Elle n'attendait pas de reponse, elle savait qu'elle n'en aurait pas.
La porte claque de nouveau, je suis enfin seule ...
Je m'assois quelques instants sur le lit mais je suis irresistiblement attirée par ce CD. Je me lève timidement, le prend sans même le regarder et le glisse dans la chaine hifi. Un son plutot agréable s'en dégage et une voix plutot claire et douce, malgrès les paroles en allemand, résonne dans la chambre.

Je retourne à la fenêtre, pose de nouveau mon front sur le carreau et ferme les yeux. Doucement mon esprit s'évade au fils des mélodies et de cette voix simple et belle ... Je revois doucement le jardin, les fleurs, le soleil. La lavande picote mon nez et un douce et chaude odeur de tarte à la mirabelle flote dans l'air.
Je souris ... cette musique me plait ... beaucoup.




# 2eme Chapitre ...
Petit à petit, l'histoire, le passé se concrétise. Mais tout est encore floue, imprécis.
C'est aussi parce qu'il l'est dans l'esprit d'Amélie. La douleur, la peur, fait tout mélanger. Elle fait des recherches dans ses souvenirs, elle se confie lentement, timidement a nous.

Je fais ça de manière un peu maladroite, si il a des choses que vous ne comprennez pas, n'hésitez pas, je m'appuirais sur vos imcompréhensions pour la suite.

Gros bisous
Amélie #

[ Je m'explique un peu ^^ :

J'pense que vous avez tous compris que ses parents avaient divorcé et aussi qu'elle avait été envoyé chez sa demi-soeur pour les vac
( Sinn bah maintenant vous savez xD )
Ensuite, oui il y a bien un mort ... Dans un sens c'est normal que vous ne compreniez pas trop ce coté la de l'histoire parce que je ne l'explique pas encore ... D'ailleurs, Amélie ne veux pas non plus en parler, c'est dur de parler de ça. Donc, je vous donne les informations comme elle pourrait vous les dire, doucement.
C'est flou et incertain car elle refuse finalement d'accepter la vérité ...

Mais je pense qu'en cherchant un peu, une fois que vous savez tout ça vous pouvez deviner qui est parti =S
De toute façon, le prochain chapitre sera la fin des explications et il n'y aura plus beaucoup de flash-back après. Enfin juste pour affirmer des choses et les concrétiser.*

<en clair, dans le prochain chap l'histoire commencera vraiment.>
]

# Posté le dimanche 23 mars 2008 15:48

Modifié le lundi 24 mars 2008 14:37

# Un Nouveau départ ? #

# Un Nouveau départ ? #
# Parce Que On Peut Vivre Le Présent Sans Pour Autant Oublier Le Passé #


"Clac ! "

Je sursaute, une porte qui claque ...
Immédiatement je saute sur la chaine hifi, qui tourne sans cesse depuis que j'ai écouté les premieres notes du CD, et l'eteint. Puis je m'allonge rapidemment sur le lit et ferme les yeux, feignant un profond sommeil.
Il ne manquerait plus qu'Elle entende que j'écoute son CD pour s'imaginer que je lui porte une certaine attention.
Bon c'est vrai que ce CD n'est pas mal, qu'il est même bien mais il ne faut rien exagérer ... Pourtant il l'a fait remonter un peu dans mon estime, "juste" un peu. IL faut croire qu'elle a su ce qu'il me fallait.
J'entends le son de la télé qu'Elle vient d'allumer, je l'imagine assise en tailleur sur le canapé les yeux fixés sur la télé mais l'oreille dirigée vers le haut de l'escalier dans l'espoir d'entendre sa musique venant de la chambre.
Je souri, oui c'est tout a fait son genre, naïve .. non pas tant que ça ...
J'ouvre les yeux, allongée sur le dos, et je les laisse se promener sur le plafont blanc qu'ils commencent a connaitre par coeur.
Au bout de 10 minutes, lassée par ce fond blanc et lisse, je me leve et ouvre une de mes valises. J'en sors des photos, des images, des dessins, pleins de souvenirs et de choses inutiles ...
Alors, pendant plus d'une heure je me met a tout accrocher, je bouge les meuble, le lit, de façon a ce que cette piece ressemble a celle que j'aimais tant.
Même si le mobilier est différent, le résultat final est plutot concluant : cette chambre me parait plus intime, plus familière, plus moi ...
Tout ce qui constitue mon passé est là, sur ces murs, m'empéchant ainsi de l'oublier. Inutile ... même sans ça je n'aurais pas oublier. La poche arrière de mon jeans me brule alors, cette photo de lui et moi, faisant définitivement partie du passé ...

Je me souviens de sa colère, de sa rage avant de claquer la porte et de prendre la voiture. Il était tellement énervé à l'idée que mon père m'envoit là bas, à l'idée qu'il voulait encore diriger ma vie, tellement faché avec cet homme qu'il disait ne plus considérer comme son père depuis bien longtemps. Oui, tellement en colère qu'il n'a pas du voir le gros camion au coin de la rue, ce gros camion qui lui aussi roulait trop vite pour freiner.
En effet, on ne se verrait pas, je ne le verrais plus ...

" Chris ..."

J'ai murmuré ces mots sans même me rendre compte, inconsciemment, comme si il était encore a coté de moi, dans le lit de cette chambre au papier peint bleu clair, et qu'il était près a écouter mes problemes.
Oh oui, c'était un grand frêre formidable, le meilleur.
De nouveau je sens les larmes monter et couler doucement puis a torrent sans que je puisse les contrôler. Que je me hais lorsque je suis ainsi, que je me deteste quand je suis faible ! C'est honteux de ne pas savoir contrôler son corps ... Mais qu'est-ce que c'est bon ! Sentir ces perles salées rouler sur mes joues chaudes.
C'est comme si un peu de ma douleur se deversait dans chaqune d'elles, comme si petit à petit ma peine était plus legere.
Alors je pleure, encore et encore parce que ça fait du bien, même si on se l'était interdit ... tant pis.
Lentement mes sanglots se font de plus en plus espacés et, épuisée, je décole lentement vers un ailleurs.

" vrrrr, vrrrr, vrrrr "

Put** de portable qui n'arrete pas de vibrer ! A contre coeur j'ouvre les yeux, ils sont gonflés comme ce matin, pourtant je me sens mieux. Je jette un oeil sur mon portable :

" 6 appels manqués : Papa "

Mais qu'est-ce qu'il est lourd, j'en peux plus.

" vrrrr, vrrr, vrrr "

Encore ...

" Appel : Papa "

Je regarde le portable trembler sur la table de chevet mais je ne répond pas. Il devrait d'ailleurs déjà avoir comprit que peut importe le nombre de fois qu'il tente de me joindre cela ne changera rien.
Il a décider de m'envoyer ici, loin de mes amis et des mes loisirs, loin de mes petites habitudes qui étaient déjà pourtant bien chamboulées.
Et bien très bien, je me suis laissée faire comme une jeune fille sage et respectueuse, alors qu'il ne vienne plus m'ennuyer maintenant ... Comme si leur divorce et la disparition de Chris n'avait pas suffis.
Vraiment, je crois qu'Il ne comprendra jamais rien ...

" Vrrrr, vrrrr, vrrrr "

Je jette mon portable sous l'oreiller. Je pourrais l'éteindre mais j'adore l'idée qu'il continu en espérant a chaque sonnerie, en espérant entendre ma voix dire simplement " oui, allo ? "
Le radio reveil indique 14h17, mon ventre me signale qu'il est temps que je mange.
Je sors donc de la chambre, que je n'ai pas quitté depuis la veille et descends lentement les escaliers. Elle est toujours assise devant la télé, un paquet de gateaux devant elle, l'air nerveux.
Lorsqu'elle m'aperçoit elle ne me fait pas son sourir habituel et me regarde inquiete, une inquietude qui ne signifie rien de bon.

Cassandra : ça ... ça va ?

Zut, je n'est pas du être très silencieuse ... Mais de toute façon mes yeux rouges en disent long.
J'acquiece d'un signe de tête, sans mots ni superflue. Elle n'en rajoute pas mais son visage indique qu'elle est loin d'être apaisée. Je sais maintenant qu'elle sera sur mon dos, veillant à ce que je ne pleure plus.
Son regard est fixé sur moi, comme si elle avait quelque chose a me dire mais que ça ne sortait pas. De toute façon comment cela pourrait-il sortir ? Elle ne connait que quelques mots de français ...
Ce silence me gene, je sors donc rapidemment du salon pour couper court au malaise.
Dans la cuisine je trouve une assiette qui m'attends, je la prends et remonte dans ma chambre. Pas plus de politesse, rien, elle commence de toute façon a s'habituer.

Une fois dans ma chambre, je regarde autour de moi et remarque que même si cette chambre ressemble a la mienne, elle ne le sera jamais. Il n'y aura jamais la même histoire dans les murs, les mêmes défaux, la même ambiance, la même lumière.
Rien ne sera plus jamais pareil.
C'est a ce moment la que je réalise que où que je sois et où que j'aille rien de ce que je rencontrerais sera identique a ce que je vivais. A quoi bon chercher a vivre dans un passé terminé ?
Oui, je pense qu'il est temps de recommencer, de reconstruire quelque chose, en tout cas de simuler au moins quelque chose.
Pour une fois, décidée, je reprends mon assiette et redescends les escaliers. Cassandra me regarde bizarement, cherchant a comprendre pourquoi je reviens.
Sans lui répondre, je pose mon assiette sur la table basse et m'assois dans le canapé, pas trop proche d'Elle mais pas trop loin non plus. Elle parrait surprise mais ne dit rien et un sourire se dessine rapidement sur son visage.
Même si ce sourire m'écoeure, il est temps de faire un effort. Je ne lui souris pas, je ne lui parle pas, je suis juste là face a la télé avec Elle. C'est peu être peu mais c'est néanmoins la premiere chose qu'on fait ensemble.
C'est peu être une note d'espoir pour Elle, un début pour moi ... ?
Je garde la tête baissée vers mon assiette, tout en mangeant, la relevant de temps en temps pour regarder les clips qui passent a la télé. Juste de temps en temps, parce que partager quelque chose avec Elle me gene, c'est encore tôt ...

Soudain mon coeur se serre, et je me fige. Il m'a suffit de quelques notes pour reconnaitre la mélodie. Juste 3 plus exactement, juste 3 pour savoir ce que c'était et que mon coeur bondisse dans ma poitrine.
Non, je ne veux pas voir, je ne veux pas regarder. Je ferme rapidement les yeux, sans vraiment savoir pourquoi, je sais juste que je ne veux pas pouvoir mettre un visage sur cettte voix.
Je veux pouvoir conserver l'idée que j'ai de cette musique, pas de nom, pas de visage, rien de plus que cette musique ... J'écoute simplement.

" Die Straßen leer
Ich dreh mich um - Die Nacht hat mich verloren
Ein kalter Wind
Die Welt erstarrt - die Sonne ist erfroren
Dein Bild ist sicher - Ich trags in mir
Über 1000 Meere "

Sans comprendre les paroles, je sens que cette chanson est un peu comme mon histoire.
Chris ... cette chanson me fait penser a lui, je revois son visage, j'entends même son rire.
Continuer, oui c'est à ça que me fait penser cette chanson. Parce que la vie est longue, qu'il me reste du chemin et que je ne dois pas tomber ... Non, je ne dois pas !
J'ai toujours les yeux fermés et je sais qu'elle me regarde, oui je le sens.
Maintenant, face à mon attitude, elle sais que j'ai écouté le CD, elle le sais et doit être fiere. Mais peu m'importe, car je reve ...

" Lass dich zu mir treiben
Ich lass mich zu dir treiben

1000 Meere weit "

Oui, fais moi confiance ...




___________________________________________


# 3eme chapitre ...
Voila, je crois que le passé d'Amélie est, dans l'essentiel, expliqué et que vos questions ont a peu près toutes une reponse. Bien sur, il y aura toujours des petits flash back ou des petites explications régulièrement.

Bref, l'histoire ne fait que commencer, Amélie va devoir se reconstruire en apprenant a faire confiance et a aimer a nouveau, accepter de s'attacher. Et puis elle va découvrir des choses, grandir et s'épanouir aussi qui sait ...?
Oui, bien sur que ça va s'améliorer, et bien sur que ça va s'éffondrer aussi, parfois.

Pour la suite, je ne sais pas encore quand je pourrais l'écrire, même si le bac blanc est terminé j'ai toujours du boulot. Mais normalement, elle sera là au plus tard le week end prochain.
En attendant, se serait bien que vous donniez vos impressions et aussi pourquoi pas des hypotheses de suite. Comme ça je pourrais voir ce que vous pensez et ce qui vous plairez.
Car même si j'ai déja une bonne idée de l'histoire que je veux écrire, il y a toujours des changements alors pourquoi ne pas m'inspirer sur vos attentes ?

Voila, merci a tous ! <33
Amélie #




# Posté le jeudi 27 mars 2008 16:03

Modifié le dimanche 30 mars 2008 13:34

# La Première Sortie #

# La Première Sortie #
# Courir Pour S'évader, S'enfuir Pour Ne Rien Rêgler #


J'étais depuis maintenant 30 minutes, assise sur ce canapé, à regarder la télé avec elle. L'air me semblait lourd et je ne savais pas si c'était du à la chaleur de l'été ou bien au malaise qui pesait dans la pièce depuis que j'étais arrivée.
Plusieurs fois, elle tourna son regard vers moi, me demanda comment j'allais, si j'avais besoins de quelque chose. Plusieurs fois je ne répondis pas ou d'un simple signe de tête.
J'essayais pourtant, mais rien n'y faisait. Je savais d'avance que chaque mot sonnerait faux. Dans ces cas là je préfere me taire. Et puis de toute façon je n'ai pas la force de mentir, je ne l'ai plus ...
Comment avais-je pu penser que le simple fait de m'assoir à coté d'Elle aurait pu tout changer? Comment j'ai pu penser que ma colère pourrait s'estomper ?
Cette fille n'y peut rien mais pourtant elle est la cause de tout, de toutes mes souffrances ...
Savoir que sa vie n'a pas changé et que seule ma présence y a été rajoutée, alors que la mienne est complétement détruite et boulversée, me tue.
En repenssant à ça, je sens ma haine revenir, j'ai une soudaine envie de la voir souffrir comme je souffre, de la voir hurler et pleurer de douleur.
Je me dégoute, je suis un monstre de penser ça. Je voudrais ne pas avoir ces pensées, que cette stupide colère envers cette pauvre fille s'en aille, je voudrais surtout ne plus avoir mal...
Je me leve alors brusquement, voulant quitter cet endroit à tout pris, et cours vers la première porte qui s'offre à moi. Elle claque derrière moi violemment mais je ne m'en occupe pas.
Je continue ma course effrainée jusqu'à la porte d'entrée que je referme comme la précédente, en tentant d'y mettre toute ma colère, toute la rage et a soif de vengeance qui me remplie le coeur.
Je cours, comme je le fais pour me défouler, sans même me préocuper de ce qu'il y a autour, je bouscule des passants sans prendre le temps de m'excuser. Tout ce qui compte c'est chasser ces stupide pensées, cette trop grande douleur et me sentir mieux.
Oui voila, je veux juste aller mieux.
Plusieurs fois des voitures freinent brusquement pour m'éviter, des gens crient et jurent, des klaksons retentissent. Mais tout ça je ne l'entends pas vraiment, c'est comme si les bruits étaient loins, comme si je revais.
Tout me semble brusquement irréel, lointain ...
J'ai le sentiment de déborder, comme un vase trop rempli, mon coeur va exploser dans ma poitrine et ma tete me brulle. Je sens que mes joues sont chaudes et humides sans même savoir depuis combien de temps je pleure. Ma vue est de plus en plus floue, je ne vois même pas ou je vais.
Mais je ne m'arrete pas, je continue sous la chaleur pesante du soleil. Il commence à faire chaud, très chaud et je suis trempée de larmes et de sueur si bien que les gens s'arretent sur mon passage en me regardant comme si j'étais folle.
Je vois dans leur regard de l'incompréhension, de l'étonnement et aussi de la moquerie. La plupart de ces gens n'ont jamais vraiment souffert, ça se voit.
De toute façon je me moque de ce qu'ils peuvent penser, la seule chose à laquelle je pense c'est cette profonde douleur au fond de ma poitrine.
Néanmoins, ma colère et ma rage tentent disparaitre et doucement mon coeur me semble plus leger.

Je ralentis mon allure et je sens mes sanglots devenir moins fréquents, plus faibles. Alors, pour la première fois, je m'arrête et regarde autour de moi. Je suis dans une assez grande rue, pleine de monde qui me dévisage, il y a de grosses voitures et des chiens comme ceux de Paris Hilton partout.
Je dois être dans les quartiers chics, pas étonnants qu'ils me regardent tous comme ça avec mon vieux jeans et mon débardeur trempé, je fais " tache ".
Génée, je continue de marcher, doucement car mes jambes me font mal, il faut dire que ça faisait longtemps. Puis, sur ma droite j'apperçois un petit parc remplie de fleurs et de grands arbres.
Je m'y dirige et me laisse tomber en dessous d'un chêne. C'est vrai qu'il fait meilleur à l'ombre.
J'essaye de récupérer une respiration normal et d'essuyer mes joues qui doivent être toutes rouges. Ma tête tourne et mes yeux me font mal.
Alors sans lutter, je les laisse doucement se fermer .....


..................................................................

... : PATCHY !!

J'ouvre rapidement les yeux et me retrouve nez à nez avec ... ce que ressemble a une grosse langue qui viens d'ailleurs s'écraser sur ma joue en laissant une trace gluante.
Je lache un cris strident et repousse cette chose qui, en étant plus loin, s'avère être un chien.J e me redresse rapidemment.

... : PATCHY !!!!

Le chien baisse les oreilles, sachant surement qu'il va se faire gronder et s'éloigne de moi lentement, comme à contre coeur.
Des rires se font alors entendre et je remarque un groupe de 3 jeunes garçons, assis sur un banc, à quelques mêtres de là. L'un d'eux se leve et attache le chien tout en le menaçant.
Ensuite il le donne à un de ses amis et viens vers moi.
J'essaye de retrouver rapidemment mes esprits et me frotte les yeux

... : Oh, Verzeihung bin Ich betrübt !

Je le regarde un instant, il est grand, brun avec les yeux marron. Un visage plutot carré, pas particulièrement beau mais pas non plus désagréable.
Il à la mine de quelqu'un de confus mais son sourire prouve qu'il ne l'ai pas tant que ça.
Il me fixe aussi et commence à parler en Allemand sans que je puisse saisir un seul mot.
Je suis mal à l'aise, je tente alors l'anglais.

Moi : Je ... I'm sorry, ... Euh, I'm french.
... : French ?
Moi : Euh ... Ja.
... : Oh !

Un sourire se déssine alors sur son visage et il se retourne vers ses amis.

...: Vic' Komm ! Sie ist französisch !

Le dénomé " Vic " S'approche alors en courant suivis par le dernier compagnon qui tient le chien en laisse qui reste cependant à l'écart.

" Vic " : Hey ! Tu es française ?

Je le fixe un moment lui aussi, il est blond aux yeux bleue, assez mignon mais plutot petit.
J'hésite avant de répondre, ils deviennent trop nombreux et trop familier avec moi.

Moi : ... oui.
" Vic " : Cool, moi c'est Victor ! Lui c'est Thomas et celui qui tient Patchy c'est Fred.
Moi : Ok ...

Il s'exprimait sans accent ou presque.

Victor : Et toi ?
Moi : ...
Victor : D'accord ... et on peut te demander ce que qu'une française fait ici, toute seule et dans cette état ?

Il avait dit ça sur un ton ironique et je jette un regard a ma tenue. Mon T-shirt ést sec mais taché de terre ainsi que mon pantalon. Et je n'ose pas immaginer ma tête ...
Je me sentis devenir toute rouge face a ces 3 garçons, je me sentais stupide avec mes yeux rouges, mes cheveux ébouriffés et ma tenue dégoutante.
J'étais super mal l'aise, qu'est-ce qu'ils me voulaient à la fin ?

Victor : Alors ? Qu'est-ce que tu fais ici ?

Mais oui, c'est vrai, qu'est-ce que je faisais ici ? Je regarde rapidemment autour de moi sans évidement rien reconnaitre. Je suis vraiment stupide, qu'est-ce qui m'a pris de courir comme ça sans savoir ou j'allais ?
En même temps, ça ne le regarde pas vraiment ce que je fais ici.

Moi : Euh ... je suis perdue.
Victor : Ah ? C'est embétant ! Tu es en vacance ici ?
MOi : C'est assez compliqué ...
Victor : Mais tu habites où ? On peut t'aider si tu veux ?

Eh bien, soit ils sont vraiment gentils et polis, soit ils me draguent ou ont de mauvaises idées. Je reste sur mes gardes, mais en même temps, il parle français....
Peut être qu'il pourrait m'aider. Mais pour cela il faudrais que je connaisse l'adresse de la maison.

Moi : Je ne connais pas l'adresse ...
Victor : Quoi ?

Rolala, ça devenais vraiment la honte ... Tout ce que je voulais c'était me sortir rapidement de cette situation. Je pourrais encore partir en courant, comme tout à l'heure mais ça ne m'avancerai a rien.
Moi : Je ne connais pas l'adresse, je viens d'arriver.

J'esayais de ne pas parraitre désagréable, mais ils m'agaçaient ... je deteste me retrouver en terrain inconnu.

Victor : Ok ... ça risque d'être compliqué alors. Tu peux nous donner des indices ?
Moi : ...
Victor : Non mais c'est bon, on est pas des voyous, on veux juste t'aider. Ne nous regarde pas comme ça.
Moi : ... Elle s'appelle Cassandra.
Victor: Quoi ? Qui ?
Moi : La fille chez qui je suis. Elle A 16 ans.
Victor : Cassandra ?! Mais bien sur.

Il se tourna alors vers les garçons et parla en Allemand très rapidemment. Thomas et Fred s'annimèrent et sourièrent.

Moi : Quoi ?
Victor : Tu es Amélie, c'est ça ?
Moi : ...
Victor : Cassie nous a parlé de toi. On aurais du le deviner, vous vous ressemblez beaucoup ! Enfin, surement plus quant tu seras propre ...

Non mais il se croit drole ou quoi ? Si elle lui a parlé de moi, ils doivent savoir comment ça va mal entre nous et ce que je pense de tout ça.
Comment se permet-il de rigoler ? Je reprends rapidement mon air mal aimable, je n'ai pas la moindre envie de parler avec les amis de cette fille.

Victor : Aller viens on te rammene.

J'hésite, mais après tout je n'ai pas d'autres choix pour rentrer ...
Je les suis en silence ... avec de nouveau une boule dans la gorge



___________________________________________________

# 4ème chapitre enfin ...
Je suis vraiment désolée pour le retard ...
J'espère que ce chapitre vous plaira. Il est un longué sur les bord mais il faut bien qu'elle face des petite rencontres ... Même si elles ne sont pas toujours géniales =S
J'essayerai d'être moins lente pour le prochain chapitre, a condition d'avoir plus de 70 com sur celui ci ^^
Gros bisous avous et merci beaucoup <33

Amélie #

# Posté le dimanche 13 avril 2008 14:08

Modifié le samedi 19 avril 2008 16:45